27.09.2008
Emilie Autumn
Je n'ai pas pour habitude de faire part de mes amours musicaux car je ne saurais pas quoi dire sur les artistes que j'aime mais là je me sens obligée de vous présenter Emilie Autumn.
J'ai découvert cette artiste, ancienne violoniste de Courtney Love, il y a très peu de temps mais j'ai ressenti un véritable coup de foudre pour elle.
J'ai immédiatement aimé l'aspect mélodique de sa musique mêlé de sons indus saturés. Ce fut une véritable surprise musicale pour moi... Lorsqu'elle chante Opheliac par exemple on sent la corde se tendre jusqu'à la rupture lors du refrain. J’ai trouvé assez incroyable la manière dont elle maniait l’émotion dans ses chansons, elle emmène véritablement l’auditeur avec elle.
De plus son look de Reine de Coeur démente m'a immédiatement parlé...
A écouter encore... Encore.... Encore... Encore... Encore...
M.
00:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.09.2008
Le Brownie de Lénore
Week-end de septembre, week-end d'Automne... Il temps de se remettre à la cuisine ! Ainsi je vous fais part aujourd'hui de la recette de brownie aux noix de pécan qui a fait mon succès.
Ingrédients :
- 250 g de chocolat patissier
- 1 sachet de sucre vannilé
- 150 g de beurre
- 3 oeufs
- 150 g de sucre roux
- 60 g de farine
- 50 g de noix de pécan
- sel
Faites fondre le chocolat cassé en morceaux avec le beurre.
Pendant ce temps, battez les oeufs avecle sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Ajoutez la farine, le sucre vanillé, le chocolat et les noix cassées en petits morceaux.
Versz le tout dans un moule et enfournez à 180°C pendant 25 min.
A déguster avec un grand verre de lait frais !
Aussi simple que délicieux...
M.
15:06 Publié dans KitchenWitch | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brownie, cuisine, noix de pécan
17.09.2008
Tadam !
Juste quelques mots rapides avant de partir au travail pour vous annoncer que je suis embauchée ! J'ai eu la réponse de mon futur employeur lundi après midi et je commence mon nouveau job le 02 Octobre 2008.
Hier je suis allé négocier avec mon patron mon départ de l'entreprise et il n'y aura pas de souci à ce que je n'effectue pas mon préavis.
Et pour la petite anecdote je suis embauchée chez le concurrent direct de mon emploi actuel : Meetic. Je vais donc y travailler en tant que chargée de clientèle/modératrice.
Un nouveau départ positif qui m'emplie de joie !
M.
P.S : Merci à tous mes proches (famille, amis, collègues) qui m'ont épaulé dans cette recherche d'emploi ainsi qu'à ceux et celles qui ont envoyé des pensées positives au RH. ;)
06:36 Publié dans EgO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : meetic, embauche, nouveau depart
14.09.2008
Histoires d'os et autres illustres abattis
Je ne dirais pas que c'est une passion pour moi mais cela pourrait le devenir : la paléopathologie.
A ce propos un de mes amis m'a prêté un excellent livre que je viens donc vous conseiller : Histoires d'os et autres illustres abattis : Morceaux choisis de l'Histoire de France par Clémentine Portier-Kaltenbach.
Voici le quatrième de couverture :
Même morts nos grands hommes ne sont pas tranquilles ! A peine refroidis, leurs cheveux, leurs dents, le moindre de leurs os font l'objet d'un commerce insolite, d'une spéculation effrénée. Clémentine Portier-Kaltenbach, en véritable détective, en historienne légiste, a mené une enquête passionnante sur le destin de ces reliques dont la possession suscite tant de convoitise. Quel chemin mystérieux le corps de Descartes a-t-il suivi avant de trouver la paix dans l'église Saint-Germain-des-Prés ? En quoi la barbiche de Richelieu prouve-t-elle l'authenticité de son crâne ? Qu'en est-il des vestiges des héros entrés par la grande porte du Panthéon - Mirabeau, Marat... - et sortis en toute discrétion par la petite ? Qu'a-t-on découvert en ouvrant les cercueils de Voltaire et Rousseau ? Et Napoléon, y a t-il un mystère des Invalides ? Sans oublier les énigmes qui entourent la côte de Jeanne d'Arc, la jambe de Catherine de Médicis, les dents de Louis XIV, le cœur de Louis XVII... et surtout le fabuleux reliquaire de Vivant Denon dont le contenu défie l'imagination ! Ce sont ainsi des épisodes - des morceaux - de l'histoire de France, inconnus, saugrenus, surprenants qui surgissent du passé non pas comme des fantômes mais comme la preuve que les destins exceptionnels continuent à vivre dans notre présent.
Si comme moi la Mort est un sujet qui vous passionne, si vous aimez le macabre et n'êtes pas effrayé par le morbide je vous conseille mille fois cet ouvrage. L'auteur use de beaucoup d'humour et traite de cette matière avec légèreté mais on perçoit néanmoins un véritable travail d'archive.
Certes il risque de vous être difficile d'en discuter avec votre boulangère mais imaginez l'effet que vous ferez lorsque vous aborderez ce sujet en plein milieu d'un dîner avec vos amis bobos. Ils seront sidérés par votre culture !
En résumé un excellent ouvrage, divertissant, amusant et enrichissant. A ajouter à vos bibliothèques assurément !
M.
22:28 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paleopathologie, cadavres, ossements, reliques, celebrites
11.09.2008
Rêves et Cauchemars
Rêve du 10.09.08
Je suis une femme sauvage et je vis avec mon peuple dans la plaine. Mes pieds nus foulent la terre, ma voix chante avec le vent.
Au loin j'observe sans cesse une montagne qui ressemble à celle d'Uluru en Australie. Elle m'attire profondément, je sais que je dois y aller, je n'en aie pas le droit mais cet appel me vrille l'âme.
Je décide de m'y diriger, avant je dois traverser une nécropole ancienne et magnifique, en marbre et en jade. Des arabesques sculptées ornent les tombeaux. Je sais que je visite le dernier symbole d'une civilisation disparue.
J'erre de tombe en tombe, sans cesse attirée par la beauté entraperçue d'un tombeau. Puis je sursaute en entendant une voix d'homme "C'est beau n'est ce pas ?".
Je me retourne et voit un homme châtain, les cheveux mi longs, les yeux noisettes, mal rasé, vêtu de couleurs sombres, plutôt jeune, qui me regarde nonchalamment appuyé à un caveau.
Il me parle un peu de la beauté de cet endroit, je le suis dans ses pérégrinations.
Il finit par me dire qu'il ne me croit pas capable de traverser le marais pour atteindre l'Arbre (un arbre gigantesque sur un monticule rocheux, la montagne de tout à l'heure).
Fière, je lui rétorque que j'en suis assurément apte et que j'accepte de relever son défi.
Il sourit d'un air entendu et disparaît.
Je me dirige alors vers le marais et les moutons accompagnés de leurs agneaux qui paissent.
J'avance d'un pas prudent sur l'étendue marécageuse mais je m'enfonce dangereusement à chaque pas. Je décide de prendre exemple sur les animaux, en répartissant mon poids.
J'arrive sans encombre sur l'ilot ou se trouve l'Arbre. Il est gigantesque, tortueux, une partie de l'écorce est creuse et l'homme que j'avais vu précédemment en saute.
Je suis surprise de le voir ici car je ne comprends pas comment il a fait pour y parvenir aussi vite. Lui ne parait pas étonné que j’aie réussie cette épreuve.
M.
19:51 Publié dans EgO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reve, sacre, homme, epreuve, montagne, arbre
Espérance
Il se passe des choses très importantes dans ma ptite vie actuellement. Mardi prochain au plus tard je devrais avoir une réponse qui risque de bouleverser ma vie au moins pour l'année à venir.
En effet, j'ai eu un entretien d'embauche cette semaine et j'attend la réponse.
Je vous raconterais ce qu'il en est la semaine prochaine que la réponse soit positive ou non.
En attendant je vous serais reconnaissante si vous envoyez de bonnes ondes pour influencer le RH !
M.
19:39 Publié dans EgO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : job, emploi, embauche
07.09.2008
Exercice d'écriture [Suite]
Catalogue d'inventaires II/III
VIII- Des jeux oubliés
- Depuis toute petite j'ai toujours aimé me déguiser aussi bien avec les vêtements, bijoux, sac à main de ma mère qu'en serveur avec moustache dessinée au khôl par ma tante qu'en princesse avec une robe bleue et argentée, diadème sur la tête.
- J'aimais aussi me cacher sous des cabanes que je faisais avec un draps tendu entre mon bureau et la bibliothèque. J'empilais des dizaines de livres aux extrémités du drap, je glissais mes coussins et toutes mes peluches sous cette tente improvisée et j'étais heureuse comme une reine !
- J'adorais aussi jouer à la maîtresse d'école avec ma petite soeur de cinq ans ma cadette. Nous utilisions pour se faire un pupître et un tableau sur lequel j'écrivais les leçons du jour.
X - Des objets et des papiers que vous portez sur vous
- Un stylo plume argenté dont je ne me sépare jamais.
- Un portefeuille rouge empli de vent et de photos de mes proches.
- Mon agenda bleu sans lequel je n'aurais aucun repère temporel.
- Une bouteille de vittel emplie d'eau du robinet pour lutter contre ma soif incessante.
- Ma carte de transport.
- Mon smartphone pour garder un lien avec le monde.
- Tabac, rouleuse, filtres, feuilles, briquet pour alimenter mon cancer.
- Mon trousseau de clés avec la photo de ma petite soeur.
- Mon rouge à lèvres Agnès B., mon crayon de khôl et un miroir de poche.
- Et enfin l'essentiel de ma survie : un ou deux livres. En ce moment c'est "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde.
Vous pouvez tout ôter de mon sac sauf les livres !
IX - Des procès verbaux d'huissier avant scellés
- Je n'en ai jamais vu et pourtant je vis à côté d'un huissier...
03:01 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, exercice, imaginaire, souvenirs
06.09.2008
Lénore
Lénore, de Gottfried August BÜRGER.
Lénore au point du jour se lève,
L’oeil en pleur, le coeur oppressé ;
Elle a vu passer dans un rêve,
Pâle et mourant, son fiancé !
Wilhelm était parti naguère
Pour Prague, où le roi Frédéric
Soutenait une rude guerre,
Si l’on en croit le bruit public.
Enfin, ce prince et la tsarine,
Las de batailler sans succès,
Ont calmé leur humeur chagrine
Et depuis peu conclu la paix ;
Et cling ! et clang ! les deux armées,
Au bruit des instruments guerriers,
Mais joyeuses et désarmées,
Rentrent gaîment dans leurs foyers.
Ah ! partout, partout quelle joie !
Jeunes et vieux, filles, garçons,
La foule court et se déploie
Sur les chemins et sur les ponts.
Quel moment d’espoir pour l’amante,
Et pour l’épouse quel beau jour !
Seule, hélas ! Lénore tremblante
Attend le baiser du retour.
Elle s’informe, crie, appelle,
Parcourt en vain les rangs pressés.
De son amant point de nouvelle...
Et tous les soldats sont passés !
Mais sur la route solitaire,
Lénore en proie au désespoir
Tombe échevelée... et sa mère
L’y retrouva quand vint le soir.
– Ah ! le Seigneur nous fasse grâce !
Qu’as-tu ? qu’as-tu, ma pauvre enfant ?...
Elle la relève, l’embrasse,
Contre son coeur la réchauffant ;
Que le monde et que tout périsse,
Ma mère ! Il est mort ! il est mort !
Il n’est plus au ciel de justice
Mais je veux partager son sort.
– Mon Dieu ! mon Dieu ! quelle démence !
Enfant, rétracte un tel souhait ;
Du ciel implore la clémence,
Le bon Dieu fait bien ce qu’il fait.
– Vain espoir ! ma mère ! ma mère !
Dieu n’entend rien, le ciel est loin...
À quoi servira ma prière,
Si Wilhelm n’en a plus besoin ?
– Qui connaît le père, d’avance
Sait qu’il aidera son enfant :
Va, Dieu guérira ta souffrance
Avec le très-saint sacrement !
– Ma mère ! pour calmer ma peine,
Nul remède n’est assez fort,
Nul sacrement, j’en suis certaine,
Ne peut rendre à la vie un mort !
– Ces mots à ma fille chérie
Par la douleur sont arrachés...
Mon Dieu, ne va pas, je t’en prie,
Les lui compter pour des péchés !
Enfant, ta peine est passagère,
Mais songe au bonheur éternel ;
Tu perds un fiancé sur terre,
Il te reste un époux au ciel.
– Qu’est-ce que le bonheur céleste
Ma mère ? qu’est-ce que l’enfer ?
Avec lui le bonheur céleste,
Et sans lui, sans Wilhelm, l’enfer ;
Que ton éclat s’évanouisse,
Flambeau de la vie, éteins-toi !
Le jour me serait un supplice,
Puisqu’il n’est plus d’espoir pour moi !
Ainsi, dans son coeur, dans son âme,
Se ruait un chagrin mortel :
Longtemps encore elle se pâme,
Se tord les mains, maudit le ciel,
Jusqu’à l’heure où de sombres voiles
Le soleil obscurcit ses feux,
À l’heure où les blanches étoiles
Glissent en paix sur l’arc des cieux.
Tout à coup, trap ! trap ! trap ! Lénore
Reconnaît le pas d’un coursier,
Bientôt une armure sonore
En grinçant monte l’escalier...
Et puis, écoutez ! la sonnette,
Klinglingling ! tinte doucement...
Par la porte de la chambrette
Ces mots pénètrent sourdement :
– Holà ! holà ! c’est moi, Lénore !
Veilles-tu, petite, ou dors-tu ?
Me gardes-tu ton coeur encore,
Es-tu joyeuse ou pleures-tu ?
– Ah ! Wilhelm, Wilhelm, à cette heure !
Ton retard m’a fait bien du mal,
Je t’attends, je veille, et je pleure...
Mais d’où viens-tu sur ton cheval ?
– Je viens du fond de la Bohême,
Je ne suis parti qu’à minuit,
Et je veux si Lénore m’aime
Qu’elle m’y suive cette nuit.
– Entre ici d’abord, ma chère âme,
J’entends le vent siffler dehors,
Dans mes bras, sur mon sein de flamme,
Viens que je réchauffe ton corps.
– Laisse le vent siffler, ma chère,
Qu’importe à moi le mauvais temps,
Mon cheval noir gratte la terre,
Je ne puis rester plus longtemps :
Allons ! chausse tes pieds agiles,
Saute en croupe sur mon cheval,
Nous avons à faire cent milles
Pour gagner le lit nuptial.
– Quoi ! cent milles à faire encore
Avant la fin de cette nuit ?
Wilhelm, la cloche vibre encore
Du douzième coup de minuit...
– Vois la lune briller, petite,
La lune éclairera nos pas ;
Nous et les morts, nous allons vite,
Et bientôt nous serons là-bas.
Mais où sont et comment sont faites
Ta demeure et ta couche ? – Loin :
Le lit est fait de deux planchettes
Et de six planches.... dans un coin
Étroit, silencieux, humide.
– Y tiendrons-nous bien ? – Oui, tous deux ;
Mais viens, que le cheval rapide
Nous emporte au festin joyeux !
Lénore se chausse et prend place
Sur la croupe du noir coursier,
De ses mains de lis elle embrasse
Le corps svelte du cavalier...
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
Comme ils voyaient, devant, derrière,
À droite, à gauche, s’envoler
Steppes, forêts, champs de bruyère,
Et les cailloux étinceler !
– Hourrah ! hourrah ! la lune est claire,
Les morts vont vite par le frais,
En as-tu peur, des morts, ma chère ?
– Non !... Mais laisse les morts en paix !
– Pourquoi ce bruit, ces chants, ces plaintes,
Ces prêtres ?... – C’est le chant des morts,
Le convoi, les prières saintes ;
Et nous portons en terre un corps. –
Tout se rapproche : enfin la bière
Se montre à l’éclat des flambeaux...
Et les prêtres chantaient derrière
Avec une voix de corbeaux.
– Votre tâche n’est pas pressée,
Vous finirez demain matin ;
Moi j’emmène ma fiancée,
Et je vous invite au festin :
Viens, chantre, que du mariage
L’hymne joyeux nous soit chanté ;
Prêtre, il faut au bout du voyage
Nous unir pour l’éternité ! –
Ils obéissent en silence
Au mystérieux cavalier :
– Hourrah ! – Tout le convoi s’élance,
Sur les pas ardents du coursier...
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
Ô comme champs, forêts, herbages,
Devant et derrière filaient !
Ô comme villes et villages
À droite, à gauche, s’envolaient ! –
Hourrah ! hourrah ! les morts vont vite,
La lune brille sur leurs pas...
En as-tu peur, des morts, petite ?
– Ah ! Wilhelm, ne m’en parle pas !
Tiens, tiens ! aperçois-tu la roue ?
Comme on y court de tous côtés !
Sur l’échafaud on danse, on joue,
Vois-tu ces spectres argentés ? –
Ici, compagnons, je vous prie,
Suivez les pas de mon cheval ;
Bientôt, bientôt je me marie,
Et vous danserez à mon bal.
– Houch ! houch ! houch ! les spectres en foule
À ces mots se sont rapprochés
Avec le bruit du vent qui roule
Dans les feuillages desséchés :
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
– Mon cheval ! Mon noir !... Le coq chante,
Mon noir ! Nous arrivons enfin,
Et déjà ma poitrine ardente
Hume le vent frais du matin...
Au but ! au but ! Mon coeur palpite,
Le lit nuptial est ici ;
Au but ! au but ! Les morts vont vite,
Les morts vont vite. Nous voici ! –
Une grille en fer les arrête :
Le cavalier frappe trois coups
Avec sa légère baguette. –
Les serrures et les verrous
Craquent... Les deux battants gémissent,
Se retirent. – Ils sont entrés ;
Des tombeaux autour d’eux surgissent
Par la lune blanche éclairés.
Le cavalier près d’une tombe
S’arrête en ce lieu désolé : –
Pièce à pièce son manteau tombe
Comme de l’amadou brûlé...
Hou ! hou !... Voici sa chair encore
Qui s’envole, avec ses cheveux,
Et de tout ce qu’aimait Lénore
Ne laisse qu’un squelette affreux.
Le cheval disparaît en cendre
Avec de longs hennissements....
Du ciel en feu semblent descendre
Des hurlements ! des hurlements !
Lénore entend des cris de plainte
Percer la terre sous ses pas....
Et son coeur, glacé par la crainte,
Flotte de la vie au trépas.
C’est le bal des morts qui commence,
La lune brille... les voici !
Ils se forment en ronde immense,
Puis ils dansent, chantant ceci :
– Dans sa douleur la plus profonde,
Malheur à qui blasphémera !... –
Ce corps vient de mourir au monde...
Dieu sait où l’âme s’en ira !
Traduit de l'allemand par Gérard de NERVAL.
18:32 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lenore, nerval, burger, chevalier, guerre, spectres, danse macabre
05.09.2008
Projet photographique
J'ai eu l'occasion il y a quelques temps de vous présenter un échantillon de ce que j'aime faire au niveau de la photographie.
Je me suis enfin décidée à me créer un book sur le site de deviantart. Pour l'instant il y a encore assez peu de photographies mais cela devrait bientôt se remplir.
Dans les semaines à venir j'ai deux séances photo de prévu avec des amis. J'envisage pour l'instant de faire du nu artistique et du portrait.
D'ailleurs j'en profite pour passer une annonce ici, je souhaite trouver des modèles féminins et masculins essentiellement pour du portrait ou du nu (d'autres choses sont possibles je suis ouverte à toute proposition), en intérieur ou extérieur.
Si mes futurs modèles apprécient le bondage ce serait un plus non négligeable.
Je signale que je recherche des personnes vivant en région parisienne et pouvant se déplacer.
Vous pouvez me contacter via mon mail : loreley_demi_lune@hotmail.com
M.
P.S : Cliquez sur la photo pour avoir le lien vers mon deviantart.
16:24 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photographie, numerique, projet, deviantart, modeles, recherche, nu
02.09.2008
Exercice d'écriture
Catalogue d'inventaires I/III
I - Des objets perdus
- Un livre hier dans le train en direction de Versailles... Traquemort, le proscrit de Robert E. Green. J'ai l'ai bêtement oublié posé sur le siège..
- Un cahier sur lequel je recopiais des lettres que l'on m'avait envoyé, des citations, des mails, des conversations msn... Des moments rares et symboliques qui comptaient beaucoup pour moi. Le cahier a mystérieusement disparu...
II - Des lieux inhabitables
- Des vieilles maisons croisées sur le bord des chemins... Toit inexistant, planchers vermoulus, murs décrépis...
- D'anciennes gares ou entrepots... Lieux abandonnés, sol recouvert de pierres... Un lieu idéal pour des photos.
III - Des petites injustices subies pendant l'enfance
- L'exclusion durant toute ma scolarité depuis la maternelle jusqu'au lycée parce qu'une fille ronde est forcément différente et que l'enfance et l'adolescence n'est pas une période où il fait bon être différente.
IV - Des plaies et des bosses
- J'ai traversé une porte vitrée lorsque j'avais 5 ans. Ma mère, enceinte de six mois, et moi- même étions chez une amie et je m'amusais à sauter du balcon au salon, du salon au balcon. Le soir tombait, j'ai du aller dans une autre pièce quelques instants et lorsque je suis revenue j'ai voulu continuer mon jeu. Seulement la dame en question avait refermé la fenêtre et je n'avais pas vu la vitre... J'ai eu de la chance de ne pas être blessée au visage, j'ai eu quinze points de suture au genou droite. Une cicatrice en forme de croissant de lune... Je me souviens de la pompier qui me portait dans ses bras, de la doctoresse au dessus de moi et de son pendentif, une médaille chrétienne, pendant que l'on otait les morceaux de verre contenus dans ma jambe...
- J'ai encore 5 ans, mon père fait un caramel dans un plat à gateaux , un futur gateau de riz je crois... Le sol est humide, je ne le sais pas, je cours jusqu'à mon père, je glisse et le caramel se renverse sur ma main gauche. Brûlure au 3e degré. Je me souviens très nettement des medecins qui otent la peau morte de ma main en me disant de ne pas regarder... Je fais tout le contraire et je suis subjuguée par ces morceaux de moi- même que l'on m'enlève...
V - Des moments heureux sans raison
- Marcher au Père Lachaise mon appareil à la main et photographier des tombes et des mausolées.
- Rester simplement au téléphone avec un ami et s'apporter une présence réconfortante mais silencieuse.
VII - Des mots qui semblent cacher un secret
Douceur
Douleur
Désir
Mystère
Raffinement
Labyrinthe
Passion
Sadisme
Rouge
Baccara
Noirceur
Attente
Sauvage
Lys
Sang
Caprice
Cruauté
M.
Trouvé initialement chez la Renarde
15:39 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, exercice, lettres, imaginaire











