29.06.2009

Prière Bene Gesserit

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Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit.
La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale.
J’affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, à travers moi.
Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin.
Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien, rien que moi.

 

Prière Bene Gesserit

27.06.2009

Danse !

Comme une envie de danser autour d'un feu et d'onduler en rythme...


 

 

M.

26.06.2009

Litha 2009

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Pour le récit de la célébration de Litha au sein du Cercle de la Lune Rousse c'est ici.

De mon point de vue personnel je peux dire que c'était l'un des plus beaux rituels de groupe que j'ai pu faire. Je me suis sentie tellement à l'aise c'était incroyable.

Tout était simple et évident. Moi qui habituellement suis gênée à l'idée d'invoquer, d'appeler aussi bien l'Esprit du Lieu, l'Axe Primordial que les Déités et qui a besoin de trouver la force pour dire les mots, là tout est venu naturellement.

Je me sentais à ma place dans la Grande Tapisserie, dans le Cercle, entourée de ma Soeur et de mon Frère.

J'ai senti sur mes lèvres le doux souffle de la Déesse et au dessus de ma tête la force lumineuse du Dieu.

Je me suis sentie profondément revigorée par ce recentrage, par l'amour des membres de mon Cercle, par toute la joie qui nous animait et que semblait dégager la Nature autour de nous.

Il y avait une telle harmonie...

 

 

M.

22.06.2009

Un avant goût de Litha...

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Le Cornu, éclatant de force et de vie

Parcourt les champs, la forêt qui revit

Fier et puissant, dressé, honorant la Terre

Son épouse, notre mère, jeune et fière...

 

M.

Lune Bleue n°3

Tout d'abord je vous souhaite à tous et à toutes un joyeux Solstice d'Eté et je vous fait part de la sortie du webzine païen Lune Bleue pour lequel j'ai écrit un article d'herboristerie.

Bonne lecture !

 

 

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Cliquez sur la Lune...

 

M.

20.06.2009

Renaissance du Cercle

Juste un petit message pour vous dire que le blog du Cercle de la Lune Rousse renait de ses cendres et s'enflamme à nouveau comme le Phénix !

Des articles seront postés de temps à autres sur le blog au sujet des Sabbats, de nos ateliers, etc..etc..

Pour retrouver notre blog, je vous invite à cliquer sur la Lune. ;-)

 

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M.

 

19.06.2009

Portrait de Sorcière

Trouvé sur le blog de Sine Gealach :

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Votre élément préféré: le Feu évidemment ;-)
Votre couleur préférée : le Rouge, le Vert, le Bleu...
Votre familier : mes Chats, la Corneille
Votre chiffre : 7
Votre plante : l'Hellébore,
Votre arbre : le Saule Pleureur
Votre pierre : la Malachite, l'Obsidienne Oeil Céleste
Votre encens : l'Oliban
Votre symbole : Yggdrasil avec le symbole de la Déesse, celui du Dieu et le cycle lunaire
Votre rune : Isa
Votre signe zodiacal : le Lion
Votre grimoire favori : Celui qui n'existe que dans ma tête pour l'instant
Votre outil magique : mon sac de Runes
Vos déesses guides : Séléné, Morrighane
Vos dieux guides : Cernunnos
Votre personnage mythique : Aucun en particulier.
Ce qui vous fascine : la Mort, la Beauté du Monde et sa Cohérence
La phase de la lune avec laquelle vous vous sentez le plus à l'aise: Pleine Lune, Lune Noire
Votre musique favorite : pour ritualiser et méditer : Lisa Gerrard
Vos aptitudes : l'empathie, la visualisation, la soif de connaissance !
Ce que vous détestez : Dans le cadre spirituel toujours : ceux qui se croient dans un épisode de Charmed, ceux qui pensent posséder La Vérité Absolue, ceux qui cherchent la polémique inutile où d'un point de vue plus personnel : la sensation de n'arriver jamais à faire ce que je veux !
Ce que vous adorez : la curiosité, l'émerveillement, ceux qui offrent leur savoir avec gentillesse, la sensation de faire partie intégrante du Grand Tout

 


M.

17.06.2009

Apocalypto

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Hier soir, j'ai regardé pour la première fois Apocalypto de Mel Gibson.

Ce film a été un véritable choc pour moi, je crois que c'est le film le plus cru et le plus violent que j'ai pu voir de toute ma vie.

Déjà je salue l'effort qu'il a fallu pour qu'il soit entièrement réalisé en Yucatèque (la langue des Mayas) ainsi que l'impressionnante reconstitution de la ville avec ses pyramides à degrés.

Les scènes sont d'une violence assez inouie je trouve parce qu'elles paraissent extrêmement réalistes mais surtout de part l'attitude des personnages pour qui la violence parait absolument innée, naturelle, faisant partie d'eux même.

Il est difficile de ne pas se mettre dans la peau des victimes, attaquées à l'aube, voyant leur vie détruite en un instant sans aucune explication.

Et lorsque la caravane de villageois devenus des esclaves arrivant à la pyramide et comprenant qu'ils vont être sacrifiés d'une façon tellement sanglante...

Je n'en dirais pas plus mais j'ai vraiment adoré ce film et pour une fois la violence présente ne me paraissait pas vide de sens bien au contraire...

Je le conseille à tous mais je signale néanmoins qu'il est vraiment dur à regarder.

 

M.

10.06.2009

Chant de Protection

Voici un chant à réciter comme une litanie que j'aime vraiment beaucoup. Je l'ai trouvé sur le blog de Deirdre Zanella.





With the arms of the Great Mother ever surround me
With the arms of the Great Mother ever surround me
I invoke the protection of Divine Mother's embrace
I invoke the protection of Divine Mother's grace

 

M.

03.06.2009

Soleil et Chair

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Soleil et chair

Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !

Et tout croît, et tout monte !

- Ô Vénus, ô Déesse !
Je regrette les temps de l'antique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux
Et dans les nénufars baisaient la Nymphe blonde !
Je regrette les temps où la sève du monde,
L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers !
Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre ;
Où, baisant mollement le clair syrinx, sa lèvre
Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour ;
Où, debout sur la plaine, il entendait autour
Répondre à son appel la Nature vivante ;
Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante,
La terre berçant l'homme, et tout l'Océan bleu
Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu !
Je regrette les temps de la grande Cybèle
Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char d'airain, les splendides cités ;
Son double sein versait dans les immensités
Le pur ruissellement de la vie infinie.
L'Homme suçait, heureux, sa mamelle bénie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
- Parce qu'il était fort, l'Homme était chaste et doux.

Misère ! Maintenant il dit : Je sais les choses,
Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.
Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi,
L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi !
Oh ! si l'homme puisait encore à ta mamelle,
Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle ;
S'il n'avait pas laissé l'immortelle Astarté
Qui jadis, émergeant dans l'immense clarté
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose où vint neiger l'écume,
Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et l'amour dans les coeurs !

II

Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine mère,
Aphrodite marine ! - Oh ! la route est amère
Depuis que l'autre Dieu nous attelle à sa croix ;
Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c'est en toi que je crois !
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son cors Olympien aux servitudes sales !
Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
Il veut vivre, insultant la première beauté !
- Et l'Idole où tu mis tant de virginité,
Où tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme
Et monter lentement, dans un immense amour,
De la prison terrestre à la beauté du jour,
La Femme ne sait plus même être courtisane !
- C'est une bonne farce ! et le monde ricane
Au nom doux et sacré de la grande Vénus !

III

Si les temps revenaient, les temps qui sont venus !
- Car l'Homme a fini ! l'Homme a joué tous les rôles !
Au grand jour, fatigué de briser des idoles,
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux !
L'Idéal, la pensée invincible, éternelle,
Tout ; le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, brûlera sous son front !
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la Rédemption sainte !
- Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire !
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser !

- Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser.

Ô ! L'Homme a relevé sa tête libre et fière !
Et le rayon soudain de la beauté première
Fait palpiter le dieu dans l'autel de la chair !
Heureux du bien présent, pâle du mal souffert,
L'Homme veut tout sonder, - et savoir ! La Pensée,
La cavale longtemps, si longtemps oppressée
S'élance de son front ! Elle saura Pourquoi !...
Qu'elle bondisse libre, et l'Homme aura la Foi !
- Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable ?
Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un sable ?
Si l'on montait toujours, que verrait-on là-haut ?
Un Pasteur mène-t-il cet immense troupeau
De mondes cheminant dans l'horreur de l'espace ?
Et tous ces mondes-là, que l'éther vaste embrasse,
Vibrent-ils aux accents d'une éternelle voix ?
- Et l'Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ?
La voix de la pensée est-elle plus qu'un rêve ?
Si l'homme naît si tôt, si la vie est si brève,
D'où vient-il ? Sombre-t-il dans l'Océan profond
Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond
De l'immense Creuset d'où la Mère-Nature
Le ressuscitera, vivante créature,
Pour aimer dans la rose, et croître dans les blés ?...

Nous ne pouvons savoir ! - Nous sommes accablés
D'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères !
Singes d'hommes tombés de la vulve des mères,
Notre pâle raison nous cache l'infini !
Nous voulons regarder : - le Doute nous punit !
Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile...
- Et l'horizon s'enfuit d'une fuite éternelle !...

Le grand ciel est ouvert ! les mystères sont morts
Devant l'Homme, debout, qui croise ses bras forts
Dans l'immense splendeur de la riche nature !
Il chante... et le bois chante, et le fleuve murmure
Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour !...
- C'est la Rédemption ! c'est l'amour ! c'est l'amour !...

IV

Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale !
Ô renouveau d'amour, aurore triomphale
Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros,
Kallipyge la blanche et le petit Éros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses !
- Ô grande Ariadné, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,
Ô douce vierge enfant qu'une nuit a brisée,
Tais-toi ! Sur son char d'or brodé de noirs raisins,
Lysios, promené dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panthères rousses,
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
- Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu d'Europé, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;
Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur,
Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son écume d'or fleurit sa chevelure.
- Entre le laurier-rose et le lotus jaseur
Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur
Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ;
- Et tandis que Cypris passe, étrangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
Étale fièrement l'or de ses larges seins
Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,
- Héraclès, le Dompteur, qui, comme d'une gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
S'avance, front terrible et doux, à l'horizon !

Par la lune d'été vaguement éclairée,
Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
Dans la clairière sombre où la mousse s'étoile,
La Dryade regarde au ciel silencieux...
- La blanche Séléné laisse flotter son voile,
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un pâle rayon...
- La Source pleure au loin dans une longue extase...
C'est la Nymphe qui rêve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.
- Une brise d'amour dans la nuit a passé,
Et, dans les bois sacrés, dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
- Les Dieux écoutent l'Homme et le Monde infini !


29 avril 1870


Athur Rimbaud

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