16.03.2008
Dans ma Transe
Dans la Nuit je Danse
Dans ma Transe j'Oublie
Je m'Elance
Dans ma Transe je Crois
Je Glisse
Dans ma Transe je Chante
Je lève mes bras au Cieux
Dans ma Transe j'Invoque
Mes Yeux glissent sur Toi
Dans ma Transe je Pleure
Le Lame pénètre mon Coeur
Dans ma Transe je Saigne
Mes Yeux se révulsent
Dans ma Transe je n'Existe pas
Mes Ailes se disloquent
Dans ma Transe je Chute.
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27.01.2008
Le Silence et la Nuit
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24.01.2008
L'abandon
Parce que je l'ai retrouvé il n'y a pas longtemps je vous le met ici...Merci de ne pas le reproduire sans mon autorisation.
L’abandon
Cessons de parler
Laissons nos corps s’exprimer
Par mon désir t’éveiller
T’enseigner le langage de la Volupté
Ton souffle pareil au mien
Le mouvement de tes reins
Ma peau contre la tienne
Que la délivrance vienne.
Te faire connaître un plaisir sans fin
Au rythme de mon bassin
Tantôt violent ou languissant
Attisé par les mots brûlants.
Je veux voir la lueur de tes yeux
Te faire atteindre les cieux
Que tu t’abandonnes
Et que tes cris résonnent.
Milady
29 janvier 2003
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12.01.2008
La Chambre de Belle-Dame
Je tenais à vous présenter ce soir un poème dont je suis amoureuse depuis que je l'ai découvert dans La Grande Anthologie de la Fantasy : La Chambre de Belle-Dame de Robert E. Howard.
Je vous le présente en français et en anglais pour les amoureux de la langue de Shakespeare (c'est à toi que je pense Aranna particulièrement...).
La Chambre de Belle-Dame
Héliotrope, jasmin et orchidée
Distillent leur parfum suave
Dans la chambre de l’adorée
Où flotte encor l’esprit esclave
De bien plus d’un
Amant défunt.
Deux félins d’argent, les yeux de rubis
Veillent sur les piliers sculptés du lit
Paré de son jeté de soie :
Tandis qu’un lourd parfum envoie
Ses volutes mauves
Dans la tiède alcôve.
Ondulant au plafond de joyaux constellé
Dont le dôme bleuté tend son ciel sur la salle
Des chimères dorées aux yeux froids de cristal
Semblent s’être échappées tout droit d’un narguilé.
Tous les hommes pourtant se transforment en pierre,
Leur cœur de marbre dur sous la cuirasse d’or ;
Leur regard est glacé, lointain, plein de mystère,
Et leurs ongles de jade égratignent la mort.
Héliotrope, jasmin et orchidée
Distillent leur parfum suave
Dans la chambre de l’adorée
Où flotte encor l’esprit esclave
De bien plus d’un
Amant défunt.
La dague à lame d’or ont plongée dans leur sein et le lacet de soie ont noué de leur main.
A Lady’s Chamber
Orchid, jasmine and heliotrope
Scent the room where the dead men grope.
Silver, ruby-eyed leopards crouch
At the carven ends of the silken couch.
A purple mist of a perfume rare
Billows and sways, and weights the air.
The pale blue domes of the ceiling rise
Gemmed and carved like opium skies –
Golden serpents with crystal eyes.
Why should men grow strange and cold.
Like a marble heart in a breast of gold ?
Their eyes are ice and they look strange tales,
They carve the mist with their long jade nails.
Orchid, jasmine and heliotrope
Scent the room where the dead men grope
The have stabbed their hearts with a golden sword
And hanged themselves with a silken rope.
20:12 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.12.2007
A l'ombre des grands arbres
Elle glissait fugacement entre les immeubles aveugles comme une ombre au crépuscule.
Qu’elle avait espéré ce moment ! Tout le jour durant elle en avait rêvé, l’esprit en sommeil, aveuglé par la brûlure de la lumière.
Qu’elle avait imaginé cet instant ! Celui ou elle glisserait avec la poussière dans le vent d’automne. Sa jupe dansant avec les feuilles comme l’amant avec sa maîtresse.
Silhouette évaporée, un pied dans chaque monde. Plus ici mais pas encore là bas.
Qu’elle avait désiré retrouver ce chemin ! celui qui la mènerait à l’ombre des grands arbres en dehors de la ville tentaculaire, cité sans âme, morte mais vivante, présence dévorante.
Qu’elle avait souhaité marcher vers ce lieu qui l’éloignerait de la lumière froide et crue des néons, loin de l’abrutissement infligé jour après jour jusqu’à la surdité de l’âme et la cécité de l’esprit.
Elle pourrait enfin respirer loin des émanations toxiques qui axphyxiaient son cœur. Elle pourrait enfin respirer à l’abri des grands arbres, calfeutrée derrière le voile que formaient les branches du saule.
Elle pourrait enfin apaiser ses yeux endoloris en contemplant la Lune et les Etoiles, impératrice trônant sur le velours de la nuit entourée de ses suivantes.
Elle pourrait enfin reposer ses pieds blessés par la longue errance lorsqu’elle cheminerait dans les herbes caressantes.
Elle se hâtait, espérant gagner quelques précieuses minutes, quelques secondes.
La lumière aveuglante la saisit brutalement et le choc bestial la surpris. Son regard se leva vers le ciel lorsqu’elle réalisa que plus jamais elle n’atteindrait son but.
Elle s’effondra sur la terre aride et rugueuse sans avoir pu contempler le firmament une ultime fois.
La ville avait eu raison d’elle.
© Milady
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