17.06.2009
Apocalypto
Ce film a été un véritable choc pour moi, je crois que c'est le film le plus cru et le plus violent que j'ai pu voir de toute ma vie.
Déjà je salue l'effort qu'il a fallu pour qu'il soit entièrement réalisé en Yucatèque (la langue des Mayas) ainsi que l'impressionnante reconstitution de la ville avec ses pyramides à degrés.
Les scènes sont d'une violence assez inouie je trouve parce qu'elles paraissent extrêmement réalistes mais surtout de part l'attitude des personnages pour qui la violence parait absolument innée, naturelle, faisant partie d'eux même.
Il est difficile de ne pas se mettre dans la peau des victimes, attaquées à l'aube, voyant leur vie détruite en un instant sans aucune explication.
Et lorsque la caravane de villageois devenus des esclaves arrivant à la pyramide et comprenant qu'ils vont être sacrifiés d'une façon tellement sanglante...
Je n'en dirais pas plus mais j'ai vraiment adoré ce film et pour une fois la violence présente ne me paraissait pas vide de sens bien au contraire...
Je le conseille à tous mais je signale néanmoins qu'il est vraiment dur à regarder.
M.
16:06 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : apocalypto, maya, sacrifice, humains, mort, sang
09.12.2008
Fumie Sasabuchi ou la Vanité dans l'Art
J'ai découvert il y a peu une artiste japonaise dont j'aime énormément le travail : Fumie Sasabuchi.
Cette dessinatrice est née au Japon en 1975 et a étudié à la Tama Art University à Tokyo, puis à Munich. Elle a essentiellement exposé en Allemagne, aux Pays Bas et au Japon.
Elle utilise des photos de mode aussi bien anciennes (70') que récentes et redessine les mannequins ou leur environnement. Elle incorpore des squelettes enlaçant les modèles ou faisant partie de leur anatomie.
Quelques images :
11:56 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fumie sasabuchi, art, vanite, cadavre, mort, morbide, macabre
26.08.2008
L' Horloge
L'horloge
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi !"
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison
Trois mille six cents fois par heure la Seconde
Chuchote: Souviens-toi!- Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! Prodigue! Esto memor!
( Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi,
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
La gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide,
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même ( oh! la dernière auberge! ),
Où tout te dira : Meurs vieux lâche! il est trop tard!
Charles Baudelaire
20:20 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : horloge, temps, baudelaire, clepsydre, mort












