30.05.2009

La Danse

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J'aime désespérement danser, danser pour moi même et pour ceux qui m'entourent.

Le milieu culturel dont je fais partie donne une place de premier ordre à la danse. Non pas à la danse chorégraphiée, préparée sans spontanéité mais bien à la danse individuelle, impulsive et occasionnelle. Une véritable transe.

Lorsque je danse, environnée de ces corps ondulant, respirant tous à la même mesure, je me laisse totalement aller, je m'abandonne à la musique et aux émotions qu'elle fait naître en moi.

Lorsque je danse, la nuit, sur une péniche ou dans une cave, je me laisse aller à exprimer avec mes jambes, mon bassin, mes bras, mon buste, toute la noirceur qui m'habite.

Mon regard se fait vague, je me fonds dans chaque note de musique, chaque mot prononçé par le chanteur m'ôte une cellule jusqu'à ce que j'en sois rendue à la plus simple expression de mon être, à mon aspect primal.

La danse me transcende et me fait quitter mon enveloppe charnelle pour quelque chose de bien plus immense, de plus épuré.

 

Je me souviens d'une soirée aux caves Lechapelais où j'avais réussi à entretenir une ivresse parfaite : suffisamment pour me laisser aller mais trop peu pour perdre le contrôle de mes membres et de mon esprit.

Des années plus tard, je me souviens dansant dans la foule, paradoxalement n'étant plus attentive à ceux qui m'entouraient mais pourtant en ayant conscience comme jamais.

Est arrivé alors quelque chose qui ne s'est jamais reproduit depuis : la création momentannée d'un véritable esprit de groupe.

Je me suis sentie m'élever au dessus de la foule, mon corps ne faisant plus qu'un avec celui de tous les autres danseurs, mon esprit englobant le leur.

Je n'étais pas simplement une personne dans la foule mais une partie d'une entité bien plus grande incluant la multitude.

Ce fut un moment extraordinaire qui restera à jamais dans ma mémoire à défaut de parvenir à le reproduire.

 

J'aimerais être capable de danser dans le cadre de ma pratique religieuse, danser pour honorer les Déités, être en harmonie avec la Terre, représenter ses cycles.

Seulement c'est bien trop intime pour que je réussisse à le faire en plein jour, loin des spotlights et des verres de vodka-pomme.

En outre, c'est ma noirceur, la beauté de la douleur qui transcendée dans la danse que je pratique, non pas la divinité en chacun de nous, l'amour dont nous sommes constitués.

J'ai appris à chanter ma Foi, l'élévation spirituelle au sein du Cercle mais j'espère profondément mettre en place une danse sacrée, rituelle.

 

M.

11.09.2008

Rêves et Cauchemars

Rêve du 10.09.08

Je suis une femme sauvage et je vis avec mon peuple dans la plaine. Mes pieds nus foulent la terre, ma voix chante avec le vent.

Au loin j'observe sans cesse une montagne qui ressemble à celle d'Uluru en Australie. Elle m'attire profondément, je sais que je dois y aller, je n'en aie pas le droit mais cet appel me vrille l'âme.

Je décide de m'y diriger, avant je dois traverser une nécropole ancienne et magnifique, en marbre et en jade. Des arabesques sculptées ornent les tombeaux. Je sais que je visite le dernier symbole d'une civilisation disparue.

J'erre de tombe en tombe, sans cesse attirée par la beauté entraperçue d'un tombeau. Puis je sursaute en entendant une voix d'homme "C'est beau n'est ce pas ?".

Je me retourne et voit un homme châtain, les cheveux mi longs, les yeux noisettes, mal rasé, vêtu de couleurs sombres, plutôt jeune, qui me regarde nonchalamment appuyé à un caveau.

Il me parle un peu de la beauté de cet endroit, je le suis dans ses pérégrinations.

Il finit par me dire qu'il ne me croit pas capable de traverser le marais pour atteindre l'Arbre (un arbre gigantesque sur un monticule rocheux, la montagne de tout à l'heure).

Fière, je lui rétorque que j'en suis assurément apte et que j'accepte de relever son défi.

Il sourit d'un air entendu et disparaît.

Je me dirige alors vers le marais et les moutons accompagnés de leurs agneaux qui paissent.

J'avance d'un pas prudent sur l'étendue marécageuse mais je m'enfonce dangereusement à chaque pas. Je décide de prendre exemple sur les animaux, en répartissant mon poids.

J'arrive sans encombre sur l'ilot ou se trouve l'Arbre. Il est gigantesque, tortueux, une partie de l'écorce est creuse et l'homme que j'avais vu précédemment en saute.

Je suis surprise de le voir ici car je ne comprends pas comment il a fait pour y parvenir aussi vite. Lui ne parait pas étonné que j’aie réussie cette épreuve.

 

M.

 

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